Perelandra

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Sur Vénus, un monde d'océans tièdes et d'îles flottantes, une nouvelle Ève vient de naître. Un tentateur arrive de la Terre. Ransom a été envoyé pour l'en empêcher. Lewis tenait ce roman pour l'un de ses meilleurs.
Le narrateur, un certain Lewis, aide son ami Ransom à partir pour Perelandra, la planète Vénus, dans une étrange caisse ressemblant à un cercueil. Ransom découvre un monde d'une beauté inouïe : un océan d'or, des îles flottantes qui ondulent avec la houle, des fruits dont le goût est une révélation. Il y rencontre la Dame verte, la première femme de ce monde, innocente et curieuse, séparée de son Roi. Elle n'a reçu qu'un interdit : ne pas passer la nuit sur la Terre ferme. Arrive Weston, le physicien du premier tome, désormais possédé par une force mauvaise : celui que Ransom appelle bientôt « l'Anti-Homme ». Jour après jour, il argumente avec la Dame pour la pousser à désobéir, par des discours sur la grandeur, l'indépendance et le sacrifice de soi. Ransom comprend que la parole ne suffira pas. La seconde moitié du roman bascule dans un combat physique, puis dans une longue vision cosmique, la « Grande Danse ».
- Accroche originale (balise <title> et sous-titre) — Une Ève sur Vénus : la tentation rejouée sur des îles flottantes
- titre original — Perelandra
- Année(s) de première parution (texte) — 1943
- serie — La Trilogie cosmique (2/3)
- Genre précis — Roman de science-fiction, fable théologique
- categorie — Fiction
- Première édition anglaise — The Bodley Head, Londres, 1943
- Disponibilité en librairie (relevé daté) — Épuisé en neuf (relevé 2024) ; d'occasion.
- Niveau de lecture (texte) — Intermédiaire — des passages philosophiques exigeants
- Genèse — Écrit en 1941-1942, en pleine guerre, au moment où Lewis prépare aussi sa *Préface au Paradis perdu* sur Milton : les deux livres se répondent. Le roman est dédié à des religieuses anglicanes de Wantage. Tolkien pensait se reconnaître un peu dans Ransom, philologue comme lui.
- Accueil et influence — Lewis le comptait parmi ses livres préférés. Les lecteurs se partagent entre ceux que la description de Vénus éblouit et ceux que les longs débats rebutent. L'œuvre a inspiré un opéra, *Perelandra*, du compositeur américain Donald Swann (1964).
- Ce qui annonce Narnia — La création chantée et la « Grande Danse » annoncent le chant d'Aslan dans *Le Neveu du magicien*. Le duel avec l'Anti-Homme rappelle la tentation de Digory dans le jardin, autre histoire de fruit défendu.
- Public — Pour qui a aimé le premier tome et n'a pas peur de la philosophie. Les cinquante dernières pages sont parmi les plus lyriques de Lewis.
- adaptations — Opéra de Donald Swann (livret de David Marsh), créé en 1964. Pas d'adaptation filmée.
- Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui — Les longs débats entre l'Anti-Homme et la Dame verte ressemblent étonnamment aux discours séduisants d'aujourd'hui sur l'indépendance et le dépassement de soi. Le lecteur moderne peut être dérouté par la violence du combat final ; il sera récompensé par la « Grande Danse », l'une des visions cosmiques les plus ambitieuses de la littérature du XXe siècle.
- Conseil d'entrée — Niveau : Intermédiaire — des passages philosophiques exigeants. Pour qui a aimé le premier tome et n'a pas peur de la philosophie. Les cinquante dernières pages sont parmi les plus lyriques de Lewis.
- Première année (entier), pour trier et filtrer — 1943
- Disponibilité normalisée : disponible, epuise, non_traduit, a_verifier, autre — epuise
Autres titres français
- Voyage à Vénus
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- Voyage à Vénus, dans Le Silence de la Terre ; Voyage à Vénus ; Cette hideuse puissance — Club du livre d'anticipation (Opta) — Paris — 1967 — Frank Straschitz — première traduction française, la trilogie en un volume (introduction de Sam Moskowitz)
- Voyage à Vénus — Retz — Paris — 1976 — Frank Straschitz — illustrations de Christian Broutin
- Voyage à Vénus — Oswald (Nouvelles éditions Oswald) — Paris — 1981 — Frank Straschitz
- La Trilogie cosmique — L'Âge d'Homme — Lausanne — 1997 — Maurice Le Péchoux
- Perelandra : voyage à Vénus — Gallimard, Folio SF — 2008 — Maurice Le Péchoux
themes
- Une nouvelle Genèse : et si la tentation d'Ève avait échoué ?
- La séduction du mal : il se présente comme noble, héroïque, « adulte ».
- La liberté et l'obéissance confiante.
- La beauté sensorielle de la création.
- La place de chacun dans une immense « danse » cosmique.
Citations courtes avec source
- Là où est Maleldil, là est le centre. — Perelandra, ch. 17 — traduction du site
Famille de l'œuvre (groupe de navigation) : {slug, titre}
Romans et récits
Synonymes et noms alternatifs (noms originaux, autres traductions, genre…), pour Meilisearch
- Perelandra
- Voyage à Vénus
- Roman de science-fiction, fable théologique
- Fiction
Sur Vénus, un monde d'océans tièdes et d'îles flottantes, une nouvelle Ève vient de naître. Un tentateur arrive de la Terre. Ransom a été envoyé pour l'en empêcher. Lewis tenait ce roman pour l'un de ses meilleurs.
Fiche express
- Titre original : Perelandra (1943)
- Série : La Trilogie cosmique (2/3)
- Autres titres français : Voyage à Vénus
- Genre : Roman de science-fiction, fable théologique
- Première édition : The Bodley Head, Londres, 1943
- En français : Épuisé en neuf (relevé 2024) ; d'occasion.
- Niveau de lecture : Intermédiaire — des passages philosophiques exigeants
Par où l'aborder
Niveau : Intermédiaire — des passages philosophiques exigeants. Pour qui a aimé le premier tome et n'a pas peur de la philosophie. Les cinquante dernières pages sont parmi les plus lyriques de Lewis.
Le livre en quelques lignes
Le narrateur, un certain Lewis, aide son ami Ransom à partir pour Perelandra, la planète Vénus, dans une étrange caisse ressemblant à un cercueil. Ransom découvre un monde d'une beauté inouïe : un océan d'or, des îles flottantes qui ondulent avec la houle, des fruits dont le goût est une révélation. Il y rencontre la Dame verte, la première femme de ce monde, innocente et curieuse, séparée de son Roi. Elle n'a reçu qu'un interdit : ne pas passer la nuit sur la Terre ferme. Arrive Weston, le physicien du premier tome, désormais possédé par une force mauvaise : celui que Ransom appelle bientôt « l'Anti-Homme ». Jour après jour, il argumente avec la Dame pour la pousser à désobéir, par des discours sur la grandeur, l'indépendance et le sacrifice de soi. Ransom comprend que la parole ne suffira pas. La seconde moitié du roman bascule dans un combat physique, puis dans une longue vision cosmique, la « Grande Danse ».
Dans l'atelier de Lewis
Écrit en 1941-1942, en pleine guerre, au moment où Lewis prépare aussi sa Préface au Paradis perdu sur Milton : les deux livres se répondent. Le roman est dédié à des religieuses anglicanes de Wantage. Tolkien pensait se reconnaître un peu dans Ransom, philologue comme lui.
Ce qui y annonce Narnia
La création chantée et la « Grande Danse » annoncent le chant d'Aslan dans Le Neveu du magicien. Le duel avec l'Anti-Homme rappelle la tentation de Digory dans le jardin, autre histoire de fruit défendu.
Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui
Les longs débats entre l'Anti-Homme et la Dame verte ressemblent étonnamment aux discours séduisants d'aujourd'hui sur l'indépendance et le dépassement de soi. Le lecteur moderne peut être dérouté par la violence du combat final ; il sera récompensé par la « Grande Danse », l'une des visions cosmiques les plus ambitieuses de la littérature du XXe siècle.
La trace qu'il a laissée
Lewis le comptait parmi ses livres préférés. Les lecteurs se partagent entre ceux que la description de Vénus éblouit et ceux que les longs débats rebutent. L'œuvre a inspiré un opéra, Perelandra, du compositeur américain Donald Swann (1964).
Les idées à retenir
- Une nouvelle Genèse : et si la tentation d'Ève avait échoué ?
- La séduction du mal : il se présente comme noble, héroïque, « adulte ».
- La liberté et l'obéissance confiante.
- La beauté sensorielle de la création.
- La place de chacun dans une immense « danse » cosmique.
À citer
« Là où est Maleldil, là est le centre. »
— Perelandra, ch. 17 — traduction du site
Le lire en français
- Voyage à Vénus, dans Le Silence de la Terre ; Voyage à Vénus ; Cette hideuse puissance, Club du livre d'anticipation (Opta), Paris, 1967, trad. Frank Straschitz — première traduction française, la trilogie en un volume (introduction de Sam Moskowitz)
- Voyage à Vénus, Retz, Paris, 1976, trad. Frank Straschitz — illustrations de Christian Broutin
- Voyage à Vénus, Oswald (Nouvelles éditions Oswald), Paris, 1981, trad. Frank Straschitz
- La Trilogie cosmique, L'Âge d'Homme, Lausanne, 1997, trad. Maurice Le Péchoux
- Perelandra : voyage à Vénus, Gallimard, Folio SF, 2008, trad. Maurice Le Péchoux
Sur scène et à l'écran
Opéra de Donald Swann (livret de David Marsh), créé en 1964. Pas d'adaptation filmée.
Voir aussi
- Au-delà de la planète silencieuse
- Cette hideuse puissance
- Préface au Paradis perdu (titre non traduit en français)
- Un médiéviste chez les pulps : Lewis, Arthur C. Clarke et la querelle de l'espace
- Le Neveu du magicien
Sources consultées (URL ou références) ; à afficher en bas de page
- https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Trilogie_cosmique
- https://en.wikipedia.org/wiki/Perelandra
- https://www.pintswithjack.com/csl-in-france/

