J.R.R. Tolkien et C.S. Lewis

Deux professeurs sur un sentier d'Oxford
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Deux amis
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Sans Lewis, pas de Seigneur des Anneaux ; sans Tolkien, peut-être pas de conversion de Lewis. Portrait d'une amitié décisive et compliquée.

Sans Lewis, pas de Seigneur des Anneaux ; sans Tolkien, peut-être pas de conversion de Lewis. Portrait d'une amitié décisive et compliquée.

  • Rencontre le 11 mai 1926.
  • Tolkien aide la conversion de Lewis ; Lewis pousse Tolkien à finir Le Seigneur des Anneaux.
  • Une amitié refroidie mais jamais rompue.

La rencontre

Lewis et Tolkien se rencontrent le 11 mai 1926, lors d'une réunion de la faculté d'anglais d'Oxford. Lewis note dans son journal que ce petit homme pâle « n'a rien de méchant, il a juste besoin d'une bonne fessée ». Ils se rapprochent grâce aux Coalbiters (Kolbítar), un club où l'on lit les sagas islandaises dans le texte.

Deux influences croisées

  • Tolkien sur Lewis : la nuit du 19 septembre 1931, sur Addison's Walk, Tolkien convainc Lewis que les mythes peuvent dire vrai et que l'Évangile est un « mythe vrai ». Il en tire ensuite son poème Mythopoeia, dédié « de Philomythus à Misomythus ».
  • Lewis sur Tolkien : pendant près de vingt ans, Lewis est le premier auditeur, et longtemps le seul, du Seigneur des Anneaux. Tolkien dira qu'il lui doit d'avoir terminé le livre, à force d'encouragements. En 1961, Lewis le propose même pour le prix Nobel de littérature.

Le pari

Vers 1936, les deux amis constatent qu'il n'y a pas assez d'histoires de leur goût. Ils décident d'en écrire : Lewis un voyage dans l'espace, Tolkien un voyage dans le temps. Lewis tient parole avec Au-delà de la planète silencieuse. Le récit de Tolkien, The Lost Road, reste inachevé.

Les malentendus

Tolkien n'aime pas Narnia, trop rapide, trop disparate, trop allégorique à ses yeux. Il est aussi blessé par l'amitié de Lewis pour Charles Williams, puis par son mariage avec Joy Davidman. Leurs relations se refroidissent dans les années 1950, sans jamais se rompre.

L'adieu

À la mort de Lewis, Tolkien écrit à sa fille qu'il ressent cette perte « comme un coup de hache près des racines ».

Voir aussi

Ce qu'en disait blog.narnia.ch

  • article — articles/126-compte-rendu-no-1-du-seminaire-les-inklings.md — # Compte rendu No 1 du séminaire « Les Inklings » *Phil — 2005-08-18* Une rencontre estivale du nom de « Oxbridge » est organisée par [la fondation C.S. Lewis](http://www.cslewis.org/), elle se déroule à Oxford et Cambridge. On y parle de C.S. Lewis et de son travail, mais également de J.R.R Tolkien et les Inklings. Pippin Skywalker du site theonering.net nous présente le 1er résumé de la session du 25 juillet 2005 sur le thème : « Les Inklings, Lewis, Tolkien, Williams, Barfield et leurs amis » Animé par Colin Duriez (spécialiste de Lewis auteur du livre Inklings Handbook). Cette première partie parle de la relation entre Lewis et Tolkien, mais aussi de ce nom étrange « Inklings  … *Les Inklings : il s’agissait d’un groupe d’écrivains qui se retrouvait pour discuter de sujets divers et lire leurs écrits.* Tolkien et Lewis étaient de très bons amis, Lewis était jovial, il était relativement bruyant et il ne tenait pas sa langue dans sa poche, cela est assez différent du portrait dressé par le film Shadowlands. Duriez nous a dépeint Tolkien comme étant quelqu’un à l’apparence calme, il fumait la pipe, mais il était capable de s’emporter assez facilement. En fait, une constante des rencontres des Inklings était le fort volume sonore qui s’en échappait, ce qui n’est pas une surprise, au vu des personnages qui la composaient. Comme il est souvent le cas dans un groupe de ce genre, les conversations étaient aussi variées que les membres du groupe. Tolkien était connu pour ne parler presque exclusivement que des hobbits et du Seigneur des Anneaux, ce qui ne manqua pas de fatiguer Owen Barfield, un autre membre des Inklings. Parmi les autres sujets abordés, on peut mentionner le fait de porter au cinéma des livres (ce qui est intéressant, sachant que les livres de Tolkien et Lewis ont été portés au cinéma) ou bien encore de savoir si les chiens avaient une âme. Les Inklings se retrouvaient dans 3 endroits différents : the Eagle and Child pub, la chambre de Lewis à Magdalen et la chambre de Tolkien à Exeter. Les rencontres avaient lieu normalement le mardi et le jeudi. Pendant ces rencontres, il leur arrivait de faire un concours de celui qui lirait sans pouffer de rire le plus longtemps des livres victoriens excentriques et pathétiques. Ces temps étaient remplis de bonnes humeurs mais aussi de débat et de sujets profonds. Il s’agit de rencontre informelle de personnes qui pensent la même chose, dans le but de parler, de partager et de rire sur des sujets et des idées qui les touchaient particulièrement. Au milieu de tous ces rires et réflexion allait naître une relation profonde d’amitié entre Lewis et Tolkien. Lewis s’est converti au milieu de sa vie au christianisme. Il a été influencé grandement par une discussion avec Tolkien et Hugo Dyson lors d’une marche sur l’avenue Addison’s Walk, où les 3 hommes ont discuté de la relation entre le Christianisme et les mythes. Cette conversion a changé radicalement la vie de Lewis et ses croyances. Ses écrits en porteront la trace. Tolkien a continué de jouer un rôle important dans la vie de Lewis, en prenant peu à peu un rôle de père protecteur pour son ami. Par exemple, Tolkien n’était pas du tout d’accord avec l’amitié que Lewis entretenait avec Charles Williams un autre membre des Inklings qui était très intéressé par tout ce qui touche à l’occulte. Tolkien trouvait que Lewis était trop impressionnable. Tolkien et Lewis n’avaient pas seulement fait un autre choix d’amis, mais ils étaient aussi différents par rapport à leurs croyances chrétiennes. Tolkien était catholique romain depuis l’enfance, alors que Lewis était protestant. Ils ont eu de nombreux échanges à ce sujet. Dans une lettre de 1936, C.S. Lewis fait référence à Tolkien de cette manière : *« Je me suis lié d’amitié avec Tolkien (Un professeur d’anglais, un papiste) »* Ce qui est intéressant dans cette phrase, c’est que Lewis ne fait pas seulement mention de la profession et position de Tolkien mais il montre aussi la différence de leur pratique religieuse. Tolkien ne se gênait pas non plus de pointer du doigt le protestantisme de Lewis en disant que Lewis avait « un motif d’Ulster ». Cela mettait en évidence l’histoire Protestante d’Ulster en Irlande d’où Lewis était originaire. Malgré ces différences, Tolkien et Lewis avaient beaucoup de chose en commun. Leurs expériences de la première guerre Mondiale a changé le style et la pensée de leurs écrits. Ils avaient en aversion la montée en puissance des machines. Tolkien en a parlé dans le Seigneur des Anneaux et Lewis dans son livre de science-fiction « That Hideous Strength ». Ils ont été grandement influencés par l’auteur G.K. Chesterton. Ils pensaient que la science-fiction et les mondes fantastiques donnaient aux lecteurs un aperçu du monde spirituel. Ils croyaient également que le mal était quelque chose de temporaire. En tant qu’écrivain, ils critiquaient et louaient leurs travaux respectifs, parfois, ils s’inspiraient mutuellement, parfois ils n’étaient pas d’accord sur leurs choix respectifs. Lewis montrait une très grande admiration pour le travail de Tolkien sur le Seigneur des Anneaux. Tolkien, n’était pas toujours aussi positif quant au travail de Lewis, il n’aimait pas le style, le choix littéraire et les combinaisons créatives des Chroniques de Narnia. Cela ne veut pas dire que ces deux écrivains n’ont pas eu des collaborations littéraires. Ils ont tiré au sort pour savoir qui écrirait une histoire où l’on remonte dans le temps et qui écrirait une histoire dans l’espace. Selon Duriez, Tolkien commença alors The Lost Road, récit inachevé dont certains éléments (Númenor) passèrent ensuite dans Le Seigneur des Anneaux. Lewis finit par écrire une trilogie cosmique. Lewis et Tolkien ont partagé des expériences de vie commune, Tolkien a perdu ses parents quand il était encore enfant et Lewis a perdu sa mère alors qu’il était encore jeune. Ils ont connu les horreurs et la tristesse de la 1ère guerre mondiale et ont perdu des amis dans ces combats. Ils étaient des hommes de profondeur qui ont tissé leurs écrits de leurs tristesses, expériences et rêves. Traduction : phil — Phil — 2005-08-18

sources inspiration

  • https://en.wikipedia.org/wiki/J._R._R._Tolkien
  • https://en.wikipedia.org/wiki/Inklings