Les sources d'inspiration de Lewis

Une bibliothèque d'où s'échappent des créatures
Une bibliothèque d'où s'échappent des créatures
La bibliothèque de l'enfance
  1. Accueil
  2. Comprendre
  3. Les sources d'inspiration de Lewis

E. Nesbit, George MacDonald, Spenser, Dante, Platon… et une image vue à seize ans. D'où vient Narnia ?

E. Nesbit, George MacDonald, Spenser, Dante, Platon… et une image vue à seize ans. D'où vient Narnia ?

  • Des images avant l'histoire : le faune, la reine, le lion.
  • Nesbit, MacDonald, Spenser, Platon.
  • Les souvenirs personnels de Lewis.

Les images d'abord

« Tout a commencé par des images », écrivait Lewis en 1960. Un faune sous la neige avec un parapluie, vu en imagination vers seize ans. Une reine sur un traîneau. Un lion magnifique, apparu dans plusieurs rêves au moment où il commençait l'histoire. La première page de L'Armoire magique est écrite en 1939, quand des écolières évacuées de Londres arrivent aux Kilns, puis abandonnée. Lewis la reprend à l'été 1948.

Les livres de l'enfance

  • Edith Nesbit : ses romans d'enfants ordinaires qui rencontrent la magie (Les Enfants du chemin de fer, L'Amulette). Le Neveu du magicien cite directement ses héros, les Bastable.
  • Beatrix Potter : des animaux habillés et parlants, dans un monde qui ressemble au nôtre.
  • Les contes de fées et les Mille et Une Nuits : la source de Calormen.
  • Les récits de voyage : Gulliver, les voyages de saint Brendan, L'Odyssée.

Les maîtres

  • George MacDonald : Lewis le tenait pour son maître. Phantastes a, disait-il, « baptisé son imagination ». La Princesse et le Gobelin annonce le Monde souterrain.
  • Edmund Spenser, La Reine des fées : chevaliers, allégories, créatures mêlées. Lewis lui a consacré une grande partie de sa carrière.
  • Dante et Milton : la cosmologie, la chute et le jardin interdit du Neveu du magicien.
  • Platon : l'idée que notre monde est l'ombre d'un monde plus réel. « Tout est dans Platon », dit le professeur Kirke.

Les amis

Tolkien, Owen Barfield et Charles Williams, ses compagnons des Inklings, ont nourri sa réflexion sur le mythe et l'imagination, même si Tolkien n'aimait pas Narnia.

La vie de Lewis

Les enfants évacués, la mère malade de Digory, le grenier de Little Lea, la maison du professeur pleine de pièces : Lewis a beaucoup puisé dans sa propre histoire.

Voir aussi

Ce qu'en disait blog.narnia.ch

  • article — articles/413-les-influences-litteraires-derriere-narnia.md — # Les influences littéraires derrière Narnia *narnian — 2005-12-20* Chaque artiste a son mentor. Qu’il soit peintre, musicien ou écrivain, il a ses sources d’inspiration. C.S. Lewis n’y a pas échappé. En effet, il s’est inspiré de nombreux auteurs de son siècle ainsi que de mythologies anciennes et ses œuvres en sont largement imprégnées. Il est intéressant de se plonger dans ces différentes influences afin de comprendre d’une façon plus claire les écrits de Lewis. Bien qu’il s’en soit inspiré, il est bien clair que Jack, en écrivant « Les Chroniques de Narnia » n’a fait ni plagiat, ni imitation. Ses œuvres sont originales et expriment tout son talent. **Edith Nesbit (1858-1924)** Lewis avait beaucoup d’admiration pour les livres pour enfants de cette écrivaine. Lorsque Lewis était en train d’écrire « L’armoire magique », en 1948, le biographe Chad Walsh lui demanda le sujet de son nouveau livre. Lewis répliqua : « il sera dans la lignée de E. Nesbit ». Cela révéla le genre d’histoire que Lewis s’apprêtait à écrire : quelque chose qui donnerait autant de joie à ses lecteurs que Nesbit lui a procuré. Voici quelques aspects ressemblant fortement au genre d’écrits d’Edith Nesbit que l’on trouve dans « Les Chroniques de Narnia » : - Il y a une similitude entre le récit de Nesbit : « The Aunt and Amabel » (« La tante et Amabel ») et « L’Armoire magique » de C.S. Lewis. Amabel et Lucy sont toutes deux des petites filles qui entrent dans un autre monde à travers une armoire magique. - Lewis rend hommage à Sir Arthur Conan Doyle et Edith Nesbit au début du livre « Le neveu du magicien » par la phrase suivante : « À cette époque, Sherlock Holmes vivait encore à Baker Street et les Bastables cherchaient un trésor sur la Route Lewisham. » - Dans « Le neveu du magicien », quelques événements ressemblent à ceux que vivent les héros de Nesbit dans leurs propres aventures. Par exemple, dans « Le secret de l’amulette », les quatre enfants (Cyril, Robert, Anthea et Jane) réveillent accidentellement la reine de Babylone et l’emmènent à Londres, causant ainsi des troubles. Dans l’histoire de Lewis, Polly et Digory amènent Jadis, la Reine de Charn, à Londres et produisent un capharnaüm incroyable. Un autre parallèle se situe au niveau des parents des héros. Dans « Le secret de l’amulette », la mère des enfants est malade et le père est en Mandchourie. Le père de Digory est en Indes et sa maman est aussi malade. **Edmund Spenser (1552-1599)** Le classique de Spenser « The Faerie Queene » a eu une influence notable sur le monde de Narnia que Lewis a créé. La vertu, l’honneur et la chevalerie sont représentés de la même manière dans les œuvres des deux écrivains. En outre, Lewis a donné à ses personnages des attitudes que l’on retrouve dans les classiques médiévaux, comme le fit Spenser. Doris Myers, qui a écrit « Reading the Classics with C.S. Lewis » (« Lire les classiques avec C.S. Lewis »), en vient à dire que le monde de Narnia est une miniature de « Faerie Queene ». Elle ajoute même : « Ayant vécu durant beaucoup d’années avec le monde merveilleux de Spenser, Lewis a créé un univers parallèle sorti de son imagination. » **George MacDonald (1824-1905)** MacDonald est sans aucun doute l’auteur qui a laissé la plus grande influence dans la carrière de C.S. Lewis. Ce dernier a dit que les contes de George MacDonald ont servi à « baptiser son imagination ». Dans « Le fauteuil d’argent » le parallèle avec l’œuvre de MacDonald « The Princess and the Goblin » (« La princesse et le gobelin ») est assez frappant. On en retrouve aussi dans « L’odyssée du Passeur d’aurore » : Lucy devient l’héroïne qu’elle voit dans ses lectures tout comme le fait le héros de MacDonald dans « Phantastes ». Edmund, Lucy et Eustache entrèrent dans Narnia à travers un tableau magique, comme le firent des petites filles dans « The Wise Woman ». **Roger Lancelyn Green (1918-1987)** Alors que Lewis écrivait « L’Armoire magique », son ancien étudiant et ami Roger Green (qui a co-écrit « C.S. Lewis : A Biography ») lui a donné un manuscrit qu’il avait écrit dont le titre était « The Wood That Time Forgot » (« Le bois que le temps a oublié »). Quelques éléments de cette histoire ont influencé Lewis lorsqu’il écrivit la genèse de la série : « Le neveu du magicien ». **Les vraies personnes** Lewis proclamait souvent qu’il ne s’inspirait habituellement pas de gens l’ayant entouré pour les personnages de ses livres. Mais voilà, l’auteur a fait quelques exceptions : - Dans « L’armoire magique », il s’est inspiré de son tuteur William Kirkpatrick et de lui-même pour créer le personnage du Professeur Kirke. - Dans « Le fauteuil d’argent », il s’inspira de son jardinier Paxford pour le Touille-Marais Puddleglum. - La nurse du prince Caspian a été inspirée par la nurse de C.S. Lewis, Lizzie Endicott. **Les anciennes mythologies** Durant ses études à Oxford, Lewis a lu et fait de nombreuses recherches dans l’ancienne littérature grecque et romaine. Dans « Les Chroniques de Narnia », il incorpora de nombreuses créatures mythologiques venant de ces traditions, comme des centaures, des faunes et des minotaures. En plus des mythes classiques, Lewis a aussi ajouté des créatures provenant d’autres mythes. Des légendes anglaises, anglo-saxonnes, perses, finlandaises et égyptiennes ont aussi influencé Lewis. Par exemple, le monde de Narnia est peuplé d’ogre, du père Noël, de Tash et du Phénix. — narnian — 2005-12-20
  • article — articles/273-la-creation-de-narnia.md — # La création de Narnia *Phil — 2005-11-07* Pendant la 2ème guerre mondiale, des enfants de Londres étaient évacués dans la campagne.C.S. Lewis a accueilli des enfants dans sa maison « The Kilns ». Lewis a été surpris de voir le peu d’histoire imaginaire que ces enfants connaissaient, il a donc décidé d’écrire une histoire et a commencé le brouillon d’une histoire sur le thème de 4 enfants – Anne, Martin, Rose et Peter – qui ont été envoyés dans la campagne à cause de bombardement, dans la maison d’un vieux professeur qui vivait seul dans la campagne. C’est tout ce qu’il a écrit à ce moment, mais après plusieurs années, il a recommencé l’histoire. Les enfants s’appelaient maintenant Peter, Susan, Edmund et Lucy et ils se retrouvaient dans un nouveau monde appelé Narnia. Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique a été publié en 1950. Ce livre contenait des illustrations de Pauline Baynes, une jeune artiste qui a su mettre en forme les images que Lewis avait dans son esprit. Lewis expérimente avec les différences temporelles entre notre monde et celui de Narnia – une spécialité qui allait donner du piment à chaque nouvelle histoire. "Quand j’avais fini l’Odyssée du passeur d’Aurore," Lewis dira par la suite, "Je pensais pour sûr que ce serait le dernier. Mais j’ai découvert que j’avais tort. En 1953, il a publié « Le fauteuil d’argent » et l’année suivante, « Le cheval et son écuyer ». Chacun de ces livres, introduit des nouveaux personnages mémorables – comme Ripitchip la souris, Puddleglum et de notre monde, Jill Pole et le désagréable Eustache qui sera changé en dragon… Pour ce qui est du magnifique lion, il joue un rôle important dans chaque histoire : dans le Neveu du magicien, il donne vie à Narnia, dans le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique, il bat le mal et dans le volume final des chroniques de Narnia (La dernière bataille), Aslan conclut l’histoire de Narnia et conduit ses amis fidèles dans un nouveau monde. Source: books.narnia.com — Phil — 2005-11-07
  • article — articles/364-comment-est-ce-que-narnia-est-apparu.md — # Comment est-ce que Narnia est apparu? *narnian — 2005-12-05* Toute saga a une genèse, tout rêve un commencement. Le monde de Narnia a connu le sien, et d’une façon plutôt particulière. C’est à travers l’image d’un faune et de paquets cadeaux que Lewis a débuté ses fameuses « Chroniques de Narnia ». Des chroniques qui lui valurent un succès planétaire. Découvrons l’histoire d’un prélude atypique. Avec ses cinquante ans, Lewis semblait être l’écrivain le moins apte à écrire des contes pour enfants. Surtout lorsque l’on voit sa biographie littéraire. Professeur à Oxford ayant écrit des critiques littéraires, voire des textes philosophiques, il n’attirait pas les enfants à lui et n’était presque jamais en contact avec ces derniers. Mais il avait néanmoins les qualités requises pour ce travail : une imagination d’enfant, une aptitude à l’émerveillement et beaucoup de souvenirs de son enfance. C’est en 1939, alors que la Seconde Guerre mondiale éclata, que Lewis et madame Moore hébergèrent de nombreux enfants afin de les éloigner des raids aériens. Lewis constata que ces enfants avaient beaucoup de difficultés à se distraire. Cependant, une petite fille lui demanda un jour si elle pouvait jouer autour d’une armoire que Lewis possédait dans sa maison. Il se rappela alors le conte d’Edith Nesbit : « The Aunt and Amabel » et cela mit en marche son imagination. Il écrivit des idées sur une feuille de papier à propos d’une petite fille qui entre dans un autre monde grâce à une armoire magique. Mais il s’arrêta lorsqu’il n’eut plus d’idée. En 1940, Lewis était reconnu pour ses livres apologétiques et son instruction. C’est alors qu’il proclama clairement vouloir écrire des livres dans un autre style, il se plongea donc dans ses livres d’enfance. Sa logique fut mise en second plan et son imagination prit le dessus. Il dit d’ailleurs : « Un conte adressé aux enfants était exactement ce que je devais écrire. » Lewis, en écrivant « L’armoire magique », n’a jamais eu de ligne directrice, il a rassemblé des images qu’il rêvait, comme un puzzle. Lorsqu’il était adolescent, il eut un jour en tête l’image d’un faune (moitié homme, moitié bouc) marchant dans un bois enneigé et portant des paquets cadeaux ainsi qu’un parapluie. D’autres images, comme celle d’une reine chevauchant sur un traîneau arrivèrent ensuite. Lorsque des pièces manquaient au puzzle, Lewis établissait alors une ligne directrice pour que le tout soit cohérent. Aslan est le centre des « Chroniques de Narnia ». On pourrait croire que Lewis l’avait imaginé dès le début. Or, ce n’est pas le cas. Il rêva, à de nombreuses reprises, de lions. Il réalisa alors que c’était l’élément manquant dans son histoire. Contrairement à ce qu’il avait imaginé, Lewis ne fut pas encouragé par son ami J.R.R. Tolkien (auteur de la trilogie du « Seigneur des Anneaux ») alors que lui l’avait fait. Tolkien considérait que le livre était un mélange de différents mythes et qu’il n’y avait pas assez de détails. Lewis fut frustré et touché par la réaction de son ami, un ami dont l’avis comptait tant pour lui. Alors qu’il s’apprêtait à abandonner l’idée et à brûler son manuscrit, Roger Green, Robert Havard et Mary Clare l’encouragèrent à publier le livre. Il le continua donc et le termina. « L’Armoire magique » fut publiée le 16 octobre 1950. Un nouveau livre suivait chaque année jusqu’en 1956. Certains dirent que c’était « trop effrayant » ou encore « trop chrétien », mais à travers les années, les livres devinrent de plus en plus populaires. « La dernière bataille » reçut la médaille Carnegie, prix britannique de littérature jeunesse, pour l’année 1956. Le nom « Les Chroniques de Narnia » arriva après que deux livres aient déjà été publiés. — narnian — 2005-12-05

sources inspiration

  • https://en.wikipedia.org/wiki/The_Chronicles_of_Narnia#Influences
  • https://www.narniaweb.com/resources-links/