Biographie de C.S. Lewis (1) : de Belfast à Oxford, 1898-1931



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Un petit garçon de Belfast qui invente des royaumes d'animaux, un soldat blessé dans les tranchées, un professeur d'Oxford athée… qui finira par croire.
Un petit garçon de Belfast qui invente des royaumes d'animaux, un soldat blessé dans les tranchées, un professeur d'Oxford athée… qui finira par croire.
- Né à Belfast en 1898 ; « Jack » pour ses proches.
- Perte de sa mère à 9 ans, pension en Angleterre.
- Blessé en 1918, professeur à Oxford dès 1925.
- Converti au christianisme en 1931, après une nuit de discussion avec Tolkien.
« Jack », l'enfant de Belfast
Clive Staples Lewis naît le 29 novembre 1898 à Belfast, en Irlande du Nord. Son père, Albert, est avocat. Sa mère, Flora Hamilton, fille de pasteur, est mathématicienne de formation, ce qui est rare à l'époque. Vers quatre ans, il décide qu'il s'appellera « Jacksie », puis « Jack », et ce sera son nom pour ses proches toute sa vie. Avec son frère aîné Warren, dit « Warnie », il passe les jours de pluie au grenier de Little Lea, la grande maison familiale pleine de livres. Ils y inventent Boxen, un pays d'animaux habillés qui ont leurs rois, leurs trains et leurs intrigues politiques.
En août 1908, Flora meurt d'un cancer. Jack a neuf ans. Il dira plus tard que tout bonheur stable avait alors disparu de sa vie. Quelques semaines plus tard, son père l'envoie en pension en Angleterre, à Wynyard School, un établissement sinistre dirigé par un directeur brutal. Suivent d'autres écoles, dont Malvern, qu'il déteste. Il perd la foi de son enfance vers treize ans.
La « Joie » et les livres
Adolescent, Jack découvre ce qu'il appellera la « Joie » : un désir intense et doux-amer, éveillé par la mythologie nordique, la musique de Wagner ou un jardin miniature dans une boîte à biscuits. Cette nostalgie d'un ailleurs sera le fil rouge de toute sa vie. En 1914, il est confié à un précepteur, William T. Kirkpatrick, logicien redoutable qui lui apprend à argumenter et lui fait lire Homère dans le texte. En 1916, dans une gare, il achète par hasard Phantastes de George MacDonald : il dira que ce livre a « baptisé son imagination ».
La guerre
Admis à University College, à Oxford, Lewis s'engage dès 1917. Sous-lieutenant au Somerset Light Infantry, il arrive au front, dans le nord de la France, le jour de ses dix-neuf ans. Le 15 avril 1918, il est blessé par un obus anglais tombé trop court, près d'Arras. Son ami Paddy Moore est tué. Fidèle à une promesse, Lewis prend en charge la mère de Paddy, Janie Moore, et sa fille Maureen, avec qui il vivra pendant plus de trente ans.
Oxford
De retour à Oxford, il obtient la meilleure mention dans trois disciplines : lettres classiques, philosophie, puis littérature anglaise. En 1919, il publie un recueil de poèmes, Spirits in Bondage, sous le nom de Clive Hamilton. En 1925, il devient fellow et tuteur de littérature anglaise au Magdalen College, où il enseignera pendant presque trente ans. Il y rencontre en 1926 un philologue catholique, J.R.R. Tolkien.
Vers la foi
Pas à pas, ses amis et ses lectures (Chesterton, MacDonald) ébranlent son athéisme. En 1929, seul dans sa chambre de Magdalen, il admet que Dieu est Dieu et se décrit comme « le converti le plus abattu et le plus réticent de toute l'Angleterre ». La même année, son père meurt. Dans la nuit du 19 au 20 septembre 1931, une longue promenade sur Addison's Walk avec Tolkien et Hugo Dyson le convainc que le récit des Évangiles est un mythe qui, lui, est vraiment arrivé. Quelques jours plus tard, en route vers le zoo de Whipsnade dans le side-car de son frère, il réalise qu'il croit que Jésus est le Fils de Dieu. Il racontera ce chemin dans Le Retour du pèlerin (1933) puis dans Surpris par la joie (1955).
Voir aussi
- Biographie de C.S. Lewis (2) : des Inklings à Narnia, 1932-1963
- Digory Kirke
- De Belfast à l'armoire : la vie de Jack en dix énigmes et leurs échos à Narnia
- Des tranchées de l'Artois aux enfants des Kilns : comment deux guerres ont ouvert l'armoire
- La maisonnée des Kilns : Warnie, « Minto » et Maureen, la famille que Lewis s'est choisie
- L'alter ego et l'anti-moi : Arthur Greeves et Owen Barfield, les deux amitiés qui ont fait Lewis
Ce qu'en disait blog.narnia.ch
- article — articles/173-biographie-de-cs-lewis-partie-1-1898-1931.md — # Biographie de CS Lewis - partie 1 (1898-1931) *Steve Tanner — 2005-09-21* CS Lewis, l’auteur des « Chroniques de Narnia », est considéré comme un penseur et écrivain majeur du 20ème siècle en Angleterre et dans le monde anglophone en général. Son œuvre, une quarantaine de livres, répartis dans des genres aussi divers que la science-fiction, la critique littéraire, la biographie, le fantastique ou l’apologétique, nous révèle un penseur allégorique et visionnaire, complet et de grand talent, qui a su comprendre en profondeur et transmettre en des termes accessibles certaines des questions les plus profondes que l'être humain se pose. Clive Staples Lewis, « Jack » pour ses amis, est né dans une famille protestante aisée d'origine galloise le 29 novembre 1898 à Belfast en Irlande, second fils d'Albert Lewis (1863-1929) et de Flora Hamilton (1862-1908) après son frère Warren Hamilton Lewis (1895-1973). **Enfance (1898-1911)** Pendant une enfance relativement heureuse, où il découvre très tôt les joies de la lecture dans les nombreux livres de ses parents, il présente déjà des capacités imaginatives importantes, composant avec son frère de très complètes chroniques de Boxen, un royaume animalier imaginaire. Sa mère meurt lorsqu'il a 9 ans, et son père l'envoie alors faire ses études en Angleterre. Il y perd la foi vers 13 ans, avec, avouera-t-il, un certain soulagement d'être débarrassé d'un Dieu qui lui semblait toujours l'observer et le menacer. De tempérament romantique et plutôt renfermé, il se passionne pour la mythologie nordique et la musique de Wagner, tout en suivant, pour ce qui est de la religion en général, le scepticisme scientiste de son temps. **Jeunesse (1912-1918)** Après deux années peu fructueuses en collège, le jeune Lewis commence des études classiques et philosophiques sous la direction privée de W. T. Kirkpatrick, ami d'Albert Lewis et athée rationaliste, qui lui donne la passion de la littérature classique et particulièrement d'Homère ; il est admis à University College, Oxford, en 1916, avant de s'engager dans l'armée en 1917. Officier d’infanterie légère (Somerset Light Infantry) de piètre qualité selon sa propre appréciation, il vit la guerre des tranchées dans la Somme et, tout en recevant comme toute sa génération le choc de cette guerre de masses (blessé à la bataille d'Arras le 15 avril 1918), il est touché par l'esprit de camaraderie qui règne dans l'armée. **L'étudiant et le poète (1919-1930)** Rendu à la vie civile, Lewis reprend de brillantes études à Oxford en 1919, recevant des distinctions en lettres classiques, philosophie et littérature anglaise. Il publie également en 1919 son premier ouvrage, Spirits in Bondage, un recueil de poésie. En 1925 il devient professeur de littérature anglaise à Magdalen College, Oxford, chaire qu'il gardera 29 ans ; en 1926 il publie son second et dernier volume de poésie, Dymer, mais le manque de succès de ces ouvrages le persuade rapidement qu'il n'est pas fait pour la poésie, et il se consacre entièrement à ses travaux de recherche en littérature. **Sa conversion (1931)** Pendant tout ce temps il parcourt un difficile itinéraire spirituel, au long de ses lectures et de ses rencontres qui le forcent à revenir sur bon nombre de préjugés acquis à l'adolescence. Citons principalement en littérature Phantastes de George MacDonald, et en apologétique L'Homme éternel de G. K. Chesterton. Lewis passe ainsi de l'athéisme à un idéalisme plus ou moins platonicien, puis, avec beaucoup de difficultés, admet l'existence d'un Dieu personnel en 1929 ; il recommence à prier et à fréquenter les églises. Sa conversion au christianisme proprement dit advient le 28 septembre 1931, quelques jours après une soirée passée (le 19 septembre) à discuter de la valeur des mythes avec ses collègues et amis J.R.R. Tolkien et Hugo Dyson, et l'amène à réintégrer pleinement l'Église anglicane ; il met en scène de façon imagée son itinéraire de conversion dans un récit allégorique parodiant humoristiquement John Bunyan, et intitulé Le Retour du pèlerin, son premier ouvrage religieux ; il publiera une analyse plus sérieuse de cette conversion en 1955 dans Surpris par la Joie. Sa foi s'approfondit dans les années qui suivent. Tiré de: [http://www.portail-cslewis.org/](http://www.portail-cslewis.org/ "http://www.portail-cslewis.org/"), le portail francophone sur CS Lewis. Reproduit avec autorisation. Tous droits réservés. — Steve Tanner — 2005-09-21
sources inspiration
- https://www.cslewis.com/us/about-cs-lewis
- https://fr.wikipedia.org/wiki/C._S._Lewis
- https://en.wikipedia.org/wiki/C._S._Lewis