Biographie de C.S. Lewis (2) : des Inklings à Narnia, 1932-1963

Une réunion des Inklings au pub
Une réunion des Inklings au pub
The Eagle and Child
La maison de Lewis à la lisière d'Oxford
The Kilns
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Le professeur devient la voix de la BBC, invente Narnia, tombe amoureux sur le tard et laisse une œuvre immense.

Le professeur devient la voix de la BBC, invente Narnia, tombe amoureux sur le tard et laisse une œuvre immense.

  • Les Inklings : Lewis, Tolkien et leurs amis lisent leurs textes au pub.
  • Causeries BBC de 1941 à 1944 : Lewis devient une voix célèbre.
  • Narnia : sept tomes de 1950 à 1956.
  • Mariage tardif avec Joy Davidman, morte en 1960 ; mort de Lewis le 22 novembre 1963.

Les Inklings

Au début des années 1930, autour de Lewis et de Tolkien, se forme un petit cercle d'amis, les Inklings. Ils se réunissent le jeudi soir dans le salon de Lewis à Magdalen, et le mardi midi au pub The Eagle and Child, surnommé « The Bird and Baby ». On y lit à voix haute ses textes en cours : les premiers chapitres du Seigneur des Anneaux, les romans de Charles Williams, ceux de Lewis. Warnie, Owen Barfield, le médecin Robert Havard et d'autres en font partie. Depuis 1930, Lewis vit aux Kilns, une maison à la lisière d'Oxford, avec son frère et Mrs Moore.

Le savant et le romancier

En 1936, The Allegory of Love, une étude sur la poésie amoureuse médiévale, fait de lui un critique de premier plan. En 1938 paraît Au-delà de la planète silencieuse, premier tome d'une « trilogie cosmique » de science-fiction chrétienne, suivi de Perelandra (1943) et de Cette hideuse puissance (1945).

La voix de la guerre

Le Problème de la souffrance (1940) le fait connaître au grand public. De 1941 à 1944, la BBC lui confie des causeries radiophoniques sur la foi chrétienne. Pendant la guerre, sa voix devient l'une des plus célèbres de Grande-Bretagne après celle de Churchill. Ces causeries formeront Les Fondements du christianisme (Mere Christianity, 1952). En 1942, Tactique du diable (The Screwtape Letters), les lettres d'un vieux démon à son neveu, est un succès immense. Le 8 septembre 1947, il fait la couverture du magazine Time.

Narnia

En 1939, les Kilns accueillent des écolières évacuées de Londres. Lewis commence alors une histoire d'enfants qui entrent dans un autre monde, puis l'abandonne. Il la reprend en 1948-1949 : ce sera Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique, paru en 1950. Six autres tomes suivent, un par an, jusqu'à La Dernière Bataille (1956), récompensée par la Carnegie Medal. Tolkien n'aime guère ces contes, mais les enfants du monde entier les adoptent.

Cambridge et Joy

En 1954, Cambridge crée pour lui une chaire de littérature médiévale et de la Renaissance au Magdalene College. Il continue toutefois de vivre aux Kilns. Il a rencontré en 1952 Joy Davidman, une poétesse américaine d'origine juive, ancienne communiste convertie au christianisme en partie grâce à ses livres. D'abord leur amitié est intellectuelle. En 1956, il l'épouse civilement pour qu'elle puisse rester en Angleterre avec ses deux fils. Quand on découvre son cancer, le mariage de raison devient un amour véritable : un prêtre les marie au chevet de Joy en mars 1957. Une rémission inespérée leur offre trois années heureuses, avec un voyage en Grèce. Joy meurt le 13 juillet 1960. Lewis écrit son deuil dans Apprendre la mort (A Grief Observed), publié sous pseudonyme. Leur histoire inspirera le film Les Ombres du cœur (Shadowlands, 1993).

La fin

Malade du cœur et des reins, Lewis renonce à sa chaire en 1963. Il meurt aux Kilns le 22 novembre 1963, une semaine avant ses 65 ans, le jour de l'assassinat de John F. Kennedy et de la mort d'Aldous Huxley. Il est enterré au cimetière de Holy Trinity, à Headington Quarry. En 2013, une plaque à son nom est posée dans le Poets' Corner de l'abbaye de Westminster.

Les trois Lewis

Spécialiste reconnu de la littérature médiévale, conteur de Narnia et de mondes interplanétaires, défenseur populaire de la foi chrétienne : Lewis a laissé une quarantaine de livres, encore lus partout dans le monde. Le but de ce site est aussi de faire découvrir cet écrivain au-delà de l'armoire.

Voir aussi

Ce qu'en disait blog.narnia.ch

  • article — articles/177-biographie-de-cs-lewis-partie-2-1932-1963.md — # Biographie de CS Lewis - partie 2 (1932-1963) *Steve Tanner — 2005-09-28* **Les Inklings** En 1933 se forme à Oxford un cercle littéraire informel nommé « The Inklings », comprenant entre autres Tolkien et Owen Barfield, qui se réunissait dans l'arrière-salle d'un bar, discutant d'oeuvres littéraires diverses et des compositions personnelles des membres, comme par exemple les premiers passages de ce qui deviendra le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. **Premiers livres** La première publication professionnelle de Lewis, « L'Allégorie de l'amour », paraît en 1936 et lui gagne immédiatement une grande réputation du fait de son originalité révolutionnant la compréhension de l'allégorie dans la littérature médiévale. D'autres ouvrages de critique littéraire continueront à paraître régulièrement jusqu’à la fin de sa vie (An Experiment in Criticism, 1961 ; The Discarded Image, posthume, 1964). À la fin des années 1930, Lewis, fasciné depuis longtemps par les mythes spatiaux de l'époque, se lance en parallèle dans le roman avec une oeuvre très originale de science-fiction, « Au-delà de la planète silencieuse » (1938), longuement discuté avec les Inklings avant sa publication. Cette œuvre formera, avec deux autres volumes écrits par la suite, la « Trilogie Cosmique », l’un des grands classiques de la science-fiction. **L'apologiste de la Seconde Guerre** Au début de la guerre, un éditeur demande à Lewis d'écrire un livre sur la souffrance, et « Le Problème de la souffrance » paraît en 1940, la première de ses œuvres apologétiques. Il y fait, pour justifier son point de vue, un exposé très pédagogique des doctrines chrétiennes traditionnelles sur le péché et la rédemption, et la qualité autant que l'accessibilité de ses explications valent au livre un succès immédiat et à l'auteur une réputation croissante d'apologiste. La BBC le charge successivement de quatre séries de conférences radiodiffusées sur le christianisme de 1941 à 1944 : Lewis devient célèbre dans tout le monde anglo-saxon comme l'un des principaux défenseurs de la foi chrétienne. Rassemblées et publiées, ces conférences deviendront « Les Fondements du christianisme » (1952). Il continue pendant la guerre ses romans de science-fiction, leur donnant une tournure plus religieuse (« Perelandra », 1943) voire apocalyptique (« Cette hideuse Puissance », 1945) ; on compte également dans ses œuvres de guerre le célèbre « Tactique du diable », recueil très original de courriers d'un démon. **Les chroniques de Narnia** Continuant ses réflexions apologétiques, il publie « Les Miracles » en 1947 ; très affecté par les critiques sur l'insuffisance philosophique de son argumentation, il décide d'arrêter d'écrire, tout en continuant les conférences et sermons qu'il est régulièrement invité à prononcer sur divers sujets, ainsi qu'une intense activité épistolaire à caractère religieux avec de nombreux correspondants dans le monde. Ses ouvrages les plus célèbres viennent pourtant après cette cessation d'activité : il publie un roman pour enfants, « L'Armoire magique », en 1950 pour sa filleule Lucy Barfield. Le succès immédiat du livre l'encourage à continuer dans cette voie, et il publie six autres livres, à raison d'un par an, sur le monde fantastique de Narnia ; le dernier de ces livres, La dernière Bataille (1956), reçoit la médaille Carnegie. ** Mariage et fin de vie** En 1954 il quitte Oxford et accepte la chaire de littérature médiévale et de la Renaissance à Cambridge, après avoir écrit, pour l'édition universitaire d'Oxford, une étude sur la littérature anglaise au XVIème siècle qui est encore une référence sur ce sujet. Ses préoccupations religieuses deviennent plus graves, et ses œuvres cherchent de plus en plus à toucher l'homme moderne dans ses interrogations face à l'absurdité apparente de l'univers ; en témoigne son dernier roman, qu'il considérait comme le meilleur : « Un Visage pour l'éternité » (1956), ainsi que « Réflexions sur les psaumes » (1958). Lewis, resté jusque-là célibataire, épouse civilement en 1956 Joy Davidman (1915-1960), juive communiste convertie au christianisme en partie grâce à la lecture de ses livres et rencontrée en 1952. Souffrant d'un cancer des os, Joy est hospitalisée et épouse religieusement Lewis à l'article de la mort. Elle guérit néanmoins partiellement en 1957 ; de nouveau gravement malade en 1960, elle meurt le 13 juillet. L'année suivante Lewis publie, sous un pseudonyme, « Apprendre la mort », relatant l'expérience douloureuse de la perte de sa femme. Il continue d'écrire des essais de littérature et se remet à l'apologétique, préparant « Démo(n)cratiquement vôtre », qui ne sera publié qu'après sa mort, survenue le 22 novembre 1963. Il est enterré dans le cimetière de Holy Trinity Church à Oxford. **Les trois C. S. Lewis** C. S. Lewis est une figure majeure dans trois domaines principaux : il était à la fois l'un des meilleurs spécialistes de littérature médiévale, un auteur original et populaire de littérature fantastique, et l'un des vulgarisateurs les plus appréciés de la foi chrétienne au XXème siècle, touchant par ses œuvres apologétiques un grand nombre de personnes dans le monde. Ses œuvres sont continuellement réimprimées en Grande-Bretagne et en Amérique, et, s'il est aujourd'hui presque oublié en France, il y a également eu une grande influence dans les années d'après-guerre. Tiré de: [http://www.portail-cslewis.org/](http://www.portail-cslewis.org/ "http://www.portail-cslewis.org/"), le portail francophone sur CS Lewis. Reproduit avec autorisation. Tous droits réservés. — Steve Tanner — 2005-09-28

sources inspiration

  • https://www.cslewis.com/us/about-cs-lewis
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/C._S._Lewis
  • https://en.wikipedia.org/wiki/C._S._Lewis