La Littérature anglaise au XVIe siècle (titre non traduit en français)

Une immense bibliothèque ancienne d'Oxford, un lecteur solitaire de dos

Un pavé de près de 700 pages, quinze ans de travail, et une thèse provocatrice : la Renaissance anglaise n'a pas été la lumière succédant aux ténèbres. Le grand ouvrage savant de Lewis.

Lewis passe en revue toute la littérature anglaise et écossaise du XVIe siècle, théâtre excepté : poésie, prose religieuse, traductions, traités scientifiques et politiques. Il découpe la période en trois temps : la fin du Moyen Âge, un âge « terne » (Drab) au style laborieux, puis un âge « doré » (Golden), celui de Sidney et Spenser. Il conteste l'idée d'une rupture brutale entre Moyen Âge et Renaissance, et montre que l'humanisme a aussi appauvri certaines choses. Son long chapitre d'introduction, « Nouvelles connaissances et nouvelle ignorance », est célèbre.

  • Accroche originale (balise <title> et sous-titre) — Sept cents pages dans la bibliothèque de Narnia
  • titre original — English Literature in the Sixteenth Century, Excluding Drama
  • Année(s) de première parution (texte) — 1954
  • Genre précis — Histoire littéraire
  • categorie — Critique littéraire
  • Première édition anglaise — Clarendon Press, Oxford, 1954 (volume III de l'Oxford History of English Literature)
  • Disponibilité en librairie (relevé daté) — Non traduit en français.
  • Niveau de lecture (texte) — Exigeant — ouvrage de référence
  • Genèse — Lewis appelait cette collection « O Hell » (jeu de mots sur son sigle OHEL) tant le travail l'accablait. Il lit pour l'écrire presque tout ce qui a été imprimé en anglais au XVIe siècle. Le livre paraît l'année de son départ pour Cambridge.
  • Accueil et influence — Salué comme un monument d'érudition, au style remarquablement vivant pour un manuel. Ses jugements sur l'âge « terne » ont été discutés.
  • Ce qui annonce Narnia — C'est en pleine rédaction de ce livre que Lewis écrit Narnia : le monde médiéval de Narnia, ses chevaliers et ses cosmologies, sort de cette bibliothèque.
  • Public — Pour les spécialistes. L'introduction se lit seule.
  • Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui — Peu de lecteurs ouvriront ce pavé, mais son introduction, sur les « nouvelles connaissances » qui apportent aussi une « nouvelle ignorance », se lit encore avec profit. Elle invite à se méfier des récits de progrès trop simples, ceux qui opposent des siècles obscurs à des siècles lumineux.
  • Conseil d'entrée — Niveau : Exigeant — ouvrage de référence. Pour les spécialistes. L'introduction se lit seule.
  • Première année (entier), pour trier et filtrer — 1954
  • Disponibilité normalisée : disponible, epuise, non_traduit, a_verifier, autre — non_traduit

themes

  • La continuité Moyen Âge-Renaissance.
  • La critique de l'humanisme triomphant.
  • Le plaisir de l'histoire littéraire.

Famille de l'œuvre (groupe de navigation) : {slug, titre}

Critique littéraire

Synonymes et noms alternatifs (noms originaux, autres traductions, genre…), pour Meilisearch

  • English Literature in the Sixteenth Century, Excluding Drama
  • Histoire littéraire
  • Critique littéraire

Un pavé de près de 700 pages, quinze ans de travail, et une thèse provocatrice : la Renaissance anglaise n'a pas été la lumière succédant aux ténèbres. Le grand ouvrage savant de Lewis.

Fiche express

  • Titre original : English Literature in the Sixteenth Century, Excluding Drama (1954)
  • Genre : Histoire littéraire
  • Première édition : Clarendon Press, Oxford, 1954 (volume III de l'Oxford History of English Literature)
  • En français : Non traduit en français.
  • Niveau de lecture : Exigeant — ouvrage de référence

Par où l'aborder

Niveau : Exigeant — ouvrage de référence. Pour les spécialistes. L'introduction se lit seule.

Le livre en quelques lignes

Lewis passe en revue toute la littérature anglaise et écossaise du XVIe siècle, théâtre excepté : poésie, prose religieuse, traductions, traités scientifiques et politiques. Il découpe la période en trois temps : la fin du Moyen Âge, un âge « terne » (Drab) au style laborieux, puis un âge « doré » (Golden), celui de Sidney et Spenser. Il conteste l'idée d'une rupture brutale entre Moyen Âge et Renaissance, et montre que l'humanisme a aussi appauvri certaines choses. Son long chapitre d'introduction, « Nouvelles connaissances et nouvelle ignorance », est célèbre.

Dans l'atelier de Lewis

Lewis appelait cette collection « O Hell » (jeu de mots sur son sigle OHEL) tant le travail l'accablait. Il lit pour l'écrire presque tout ce qui a été imprimé en anglais au XVIe siècle. Le livre paraît l'année de son départ pour Cambridge.

Ce qui y annonce Narnia

C'est en pleine rédaction de ce livre que Lewis écrit Narnia : le monde médiéval de Narnia, ses chevaliers et ses cosmologies, sort de cette bibliothèque.

Ce qu'en retient un lecteur d'aujourd'hui

Peu de lecteurs ouvriront ce pavé, mais son introduction, sur les « nouvelles connaissances » qui apportent aussi une « nouvelle ignorance », se lit encore avec profit. Elle invite à se méfier des récits de progrès trop simples, ceux qui opposent des siècles obscurs à des siècles lumineux.

La trace qu'il a laissée

Salué comme un monument d'érudition, au style remarquablement vivant pour un manuel. Ses jugements sur l'âge « terne » ont été discutés.

Les idées à retenir

  • La continuité Moyen Âge-Renaissance.
  • La critique de l'humanisme triomphant.
  • Le plaisir de l'histoire littéraire.

Voir aussi

Sources consultées (URL ou références) ; à afficher en bas de page

  • https://en.wikipedia.org/wiki/English_Literature_in_the_Sixteenth_Century,_Excluding_Drama
Œuvres de C.S. Lewis